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Leclerc T6

CHAR LECLERC Série 2 (T6) - Division Leclerc - 2ème Brigade Blindée
6-12è Régiment de Cuirassiers - OLIVET

TAMIYA - réf: 35279
Echelle 1:35

Montage, photos et texte par Rodolphe Uguen-Laithier
  Pour ce deuxième montage sur Panzerdesign, j'ai le plaisir de vous montrer le travail d'un autre maquettiste Rodolphe Uguen-Laithier qui me fais le plaisir de me fournir un article sur le char Leclerc dans sa version T6.

   Je tiens donc à remercier chaleureusement Rodolphe. J'espère que son exemple vous incitera à m'envoyer des articles. C'est un cadeau d'autant plus "précieux" que ne souhaitant pas monter un Leclerc Tamiya, je ne pourrais pas vous en proposer un montage sur Panzerdesign.
Sur ce liens ( Modelisme Militaire Moderne ), vous trouverez la Tweaks List V.1.0 ( tout ce qu'il faut corriger ) du Leclerc Tamiya par Olivier Carneau et Rodolphe Uguen-Laithier.

   Je tiens aussi à signaler aux futurs lecteurs que cette article est passé dans Model mais qu'il ne s'agit aucunement d'un plagia, l'article et les photos (copyright Rodolphe Uguen-Laithier ) m'ont été confiés par lui et reste ses entières propriétés.

   Trêves de blabla! Passons au montage proprement dit!

Présentation historique :

  Les études pour le développement d’un successeur à l’AMX 30 ont débuté au milieu des années 70, en partenariat avec la RFA, sous la désignation «Engin Principal de Combat» (EPC). Ce projet initial ayant été rapidement abandonné, il revint à GIAT d’assurer l’entière maîtrise d’œuvre industrielle du nouveau char de combat français. Les premiers prototypes furent livrés en 1986 et le programme prit le nom du libérateur de Paris, le Général Philippe LECLERC.

  Le char Leclerc fait partie de la famille (très restreinte) des chars de 3ème génération, au même titre que le Leopard IIA5/6 allemand, le M1A2 Abrams américain ou encore le Challenger II britannique. Il est toutefois beaucoup plus compact que ses concurrents (56 tonnes quand même) du fait, notamment, de son système de chargement automatique installé dans la nuque de tourelle qui permet de réduire l’équipage à 3 hommes et donc la taille de l’engin. Il se caractérise aussi par une très grande mobilité et d’excellentes performances au tir, y compris en mouvement. Le canon long (52 calibres) de 120 mm OTAN peut ainsi tirer 6 obus en 35 secondes ce qui constitue une véritable performance. Doté d'un blindage composite et modulaire, le Leclerc est aussi équipé d’un système intégré d'aide au commandement permettant de connaître en temps réel la situation tactique ainsi que l'état technique du char. A ce jour, deux pays en sont équipés : les Emirats Arabes Unis depuis 1993 - 388 chars auxquels s’ajoutent 46 dépanneurs de nouvelle génération (DNG) - et bien sur la France.
 
  Depuis son entrée en service, le char Leclerc a constamment été modernisé. Les programmes successifs se déclinent en 3 séries : 82 chars de série 1 (T4 et T5), 177 chars de série 2 (T6-T9) et 96 char de série XXI (T10 et 11), étant précisé que les T1 et T2  étaient des chars de pré-production ou de test et que les premières séries (T3) sont progressivement démantelées et recyclées comme pièces de rechange voire comme engins auxiliaires (à l’image du MARS). Quant aux chars de la série XXI, qui vont prochainement entrer en service, ils ont sensiblement été améliorés, notamment au niveau du blindage (renforcé), du train de roulement (nouvelles chenilles acier) et des systèmes de visée (le viseur panoramique du chef de char est équipé d’une télémétrie laser en plus de l’actuelle imagerie thermique).
 
Le 6-12è Régiment de Cuirassiers basé à Olivet appartient à la 2ème brigade blindée de la division Leclerc, plus connue sous son ancienne dénomination de «2è DB» qui s’est illustrée sous le commandement du Général Leclerc pendant la seconde guerre mondiale. Le régiment est organisé depuis 1994 en structure RC80 (80 chars Leclerc répartis en 2 groupes de 40, chacun des groupes étant composé de 3 escadrons de 13 chars auxquels s’ajoute un char de commandement). Parfaitement opérationnel, le 6-12è RC est régulièrement projeté sur tous les théâtres d’opérations extérieurs tels que le Kosovo ou la Côte d’ivoire.

Tout vient à point à qui sait attendre !
     
   Au début des années 90, François VERLINDEN avait annoncé dans sa revue VP Mag que Tamiya avait acquis les droits pour reproduire le Leclerc. Puis vint la maquette Heller (!) en 1992  mais rien en provenance du Japon… jusqu’au salon de la maquette de Paris en 2004. Alors que M. Tamiya en personne visitait les allées du salon, l’idée de faire le char Leclerc au 1/35 lui serait venue en passant devant le stand de l’armée de terre où, justement, trônait un exemplaire. Que cette histoire soit vraie ou pas, l’essentiel aujourd’hui est que le Leclerc Tamiya n’est plus l’arlésienne de la maquette mais bien une réalité.
 
   Elaboré avec le concours du 6-12è Régiment de Cuirassiers d’Olivet, inutile de dire que le dernier né de la marque aux deux étoiles relègue celle d’Heller au rang des vieilleries. Moulées dans un plastique vert foncé d’excellente qualité, les pièces du kit font enfin honneur à notre char national, tant par la finesse des détails et du moulage que par la qualité des ajustements. Et même si le rendu final reste insuffisant, les ingénieurs nippons ont également pensés au revêtement anti-dérapant ! Tamiya a aussi prévu une petite planche de photo-découpe mais elle est vendue séparément. Ce choix commercial est d’ailleurs assez critiquable car cette planche n’est pas seulement un «plus» par rapport au kit de base. Elle contient des pièces indispensables au montage de la maquette (grille du panier de tourelle et du moteur, sangles des fûts largables,…). Sans cet accessoire supplémentaire, le Leclerc Tamiya est donc incomplet et pas seulement moins bien détaillé. Autre regret : l’absence d’option possible entre une version T5 ou T6. Pire, Tamiya a fait le choix de mouler la climatisation directement sur la tourelle ce qui complique sensiblement toute idée de rétro-conversion. Enfin, la décoration des chars français étant minimaliste (nom, plaque et marquage régimentaire), on aurait pu espérer une planche de décalques un peu plus «fournie» que les quatre choix proposés.

Un rêve pour pinailleurs

   Autant le dire tout de suite : le montage de la maquette Tamiya est simplissime, et la qualité des ajustements y est pour beaucoup. Cela étant, il y a quand même pas mal de choses à rectifier. Alors plutôt que de raconter le montage étape par étape, ce qui présente assez peu d’intérêt vu que la notice Tamiya est, comme d’habitude, parfaitement limpide, on va ici s’attacher à illustrer ce qui a été refait ou ajouté.

   Photos 01 à 09:

   Au niveau du châssis, le gros du travail concerne l’ajout des nombreux petits détails manquants (boulons, fixations des supports du schnorkel, passes-sangle, grilles moteur …). De même, en l’absence des fûts largables (en réalité ils ne sont jamais utilisés… sauf pour le 14 juillet !), les quatre supports ont été détaillés tout comme le collecteur central de carburant. Enfin, les deux poignées de la trappe d’accès au moteur, moulées dans la masse, ainsi que les différents détails autour ont été refaits en tige de laiton pliée et carte plastique. Les deux trappes de visite de la transmission, dont le dessin est faux, ont également été refaites en carte plastique fine de 0.25 mm.
Vue cote gauche de l'échappement et des supports de réservoirs. Vue coté droit du circuit de carburant et des supports de réservoirs.
Photo 01
Photo 02
Les supports de réservoirs auxiliaires sont redétaillés. Vue des supports coté droit.
Photo 03
Photo 04
Vue du dessous du char avec les trappes de visites ajoutées. Autres vue de cette partie du kit Tamiya et les ajouts sur la partie arrière.
Photo 05
Photo 06
Vue coté droit des grilles de ventilations: Vue coté gauche des grilles de ventilations:
Photo 07
Photo 08
Les grilles d'aération Tamiya et les ajouts sur la plage moteur:
Photo 09

   Photos 10 à 14:

   Photo 10: Comme souvent sur le char réel, la dernière section de la jupe a été enlevée (cela évite l’accumulation de terre ou de boue autour du barbotin), ce qui implique de rajouter un point de fixation de chaque côté de la caisse (chute de photo-découpe percée).

   Photos 11 à 12: L’avant du char nécessite aussi un travail de détaillage important. Il s’agit essentiellement d’ajouter les nombreux boulons et passe-sangles manquants sur «bec de canard» et de retravailler les deux blocs de phares pour leur donner une forme correcte. Les deux extincteurs fournis par Blast avec la boite sont très bien détaillés et remplacent avantageusement ceux proposés par Tamiya.

   Photos 13 et 14: La trappe du pilote est complétée par trois joints et une nouvelle manivelle (photo-découpe Tamiya et Eduard). Quelques détails ont également été rajoutés au niveau des épiscopes  
Photo 10: Vue de l'arrière du char, les jupes sont supprimées. Photo 11: Modifications et nouveaux extincteurs.
Photo 10
Photo 11
Photo 12: Vue sur le phare et l'extincteur droit. Photo 13: La trappe conducteur redétaillées.
Photo 12
Photo 13
Photo 14: Belle vue de la poignée rajoutée.
Photo 14

   Photos 15 à 29:

   Sur la tourelle, les trappes du chef de char et du tireur ont été modifiées en combinant les pièces en plastique Tamiya et des éléments en résine produits par Blast. Le viseur panoramique provient également du set de détail de Blast. Les autres modifications significatives concernent les flancs de la climatisation, le remplacement de l’embout de la mitrailleuse coaxiale par un tube de carte plastique et l’ajout de l’évacuateur des gaz de la 12.7 mm coaxiale devant le viseur panoramique ainsi que d’un renfort en caoutchouc protégeant la tête du pilote au coin inférieur droit de la plaque frontale.

   A l’arrière de la tourelle, le support du coffre a été affiné et détaillé. Les deux sangles sur le panneau mobile ont été réalisées en photo-découpe et feuille de plomb. On notera que Blast fournit de quoi le remplacer par une version avec une bâche sanglée mais elle n’a pas été utilisée ici.
Enfin, les deux parties obliques de la nuque de tourelle ont été retravaillées à l’aide de mastic dilué (Mr Surfacer 500) afin de représenter l’aspect brut du métal clairement visible à cet endroit.
 
    Attention au positionnement des deux poignées car contrairement à ce qu’indique Tamiya, elles ne doivent pas être collées perpendiculairement mais parallèlement à l’axe de la tourelle. Le panier de tourelle, composé de 4 pièces, nécessite quant à lui un travail de préparation assez important pour supprimer les joints de moulage sur toutes les sections de tube. D’autres détails ont été ajoutés (système de fermeture, sangles, …) ainsi qu’une grille au fond du panier provenant de la planche de photo-découpe Tamiya.

   On notera enfin que même si leur forme n’est pas correcte (ils ne sont pas assez enfoncés dans le coffrage et insuffisamment carénés), les épiscopes latéraux et frontaux du chef de char et du tireur n’ont pas été refaits. Cela aurait en effet impliqué un travail de découpe très important… et très risqué. Une fine bande de carte plastique a toutefois été insérée à chaque extrémité (sous peine de voir l’intérieur de la tourelle !) et une gravure verticale a été faite à l’avant du carénage du chef de char. Pour terminer, 3 boulons ont été ajoutés sur chaque épiscope ainsi que les différents points d’attache des carénages sur le toit de la tourelle.
   
Photo 15: Vue générale de la tourelle cote droit. Photo 16: Vue générale de l'arrière de la tourelle.
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Photo 17: Détails sur le cote arrière droit de la tourelle. Photo 18: La trappe tireur redétaillées.
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Photo 19: Vue sur la trappe du tireur. Photo 20: Vue sur le bloc optique du tireur.
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Photo 20
Photo 21: Vue sur le coffre arrière de tourelle avec les sangles. Photo 22: Vue sur les tubes lance leurre Galix.
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Photo 23: Vue d'ensemble de la tourelle. Photo 24: Détail du télémètre et de la trappe d'éjection des douilles.
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Photo 25: Vue sur la  mitrailleuse et ses détails. Photo 26: Vue sur le dessous du panier arrière de tourelle.
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Photo 27: Vue sur les sangles et le grillage du panier arrière. Photo 28: Detaillage des 2 trappes de tourelles.
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Photo 29: Trappes Tamiya Vs Blast Models.
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   Photos 30 à 37:

   Photo 30: Une série de boulons réalisés en carte plastique à l’aide d’un emporte-pièce Punch & Die a été fixée sur la couronne interne du barbotin. 

   Photo 31: Le nombre et la complexité des éléments de suspension font que cette partie du montage est particulièrement fastidieuse. On saluera néanmoins l’effort de Tamiya qui, en détaillant comme il faut cette partie du char, permettra à ceux qui le souhaitent de le représenter sans les jupes. A ce propos, si les roues en métal sont un gain de temps appréciable, elles restent quand même du ressort du gadget (de luxe). Une suspension fonctionnelle comme cela se fait de plus en plus aurait sans doute été plus pertinente ou plus simple encore : une planche de photo-découpe de série !

   Photo 32: La sortie d’échappement a été détaillée, notamment au niveau des cerclages, et «cabossée» comme c’est souvent le cas. Deux ailettes internes ont également été ajoutées au niveau de la jonction avec le châssis).

   Photos 33 et 34: Une encoche rectangulaire a été creusée au coin arrière droit du carénage des Galix.

   Photos 35 et 36: Le dessous du canon a été percé de 11 trous  et les joints du carénage re-gravés en creux et non en relief comme sur la maquette. Pour la réalisation de ce dernier détail, une scie très fine en photo-découpe est vivement recommandée.

    Photo 37: Les tubes Galix ont été modifiés car les pièces Tamiya ne sont pas conformes à la réalité. Les capuchons ont notamment été refaits en carte plastique et un fil de cuivre fin a été ajouté sur chacun d’entre eux 
   
Photo 30: Détaillage des barbotins à l'aide du Punch & Die. Photo 31: Le montage de la suspension très détaillée.
Photo 30
Photo 31
Photo 32: L'échappement redétaillé (ailettes et boulons). Photo 33: Modifications des carénages du système Galix.
Photo 32
Photo 33
Photo 34: Détaillage des carénages du système Galix. Photo 35: Méthode utilisée pour le perçage du dessous du tube.
Photo 34
Photo 35
Photo 36: Vue du tube finit. Photo 37: Vue sur les lanceurs Galix sans le carter cote gauche .
Photo 36
Photo 37

Le montage terminé, il faut penser à la mise en peinture et au finition mais, c’est une autre histoire…
2eme partie

Ouvrages de reference:
Tankograd - Special N° 8001 - LECLERC
Galileo publishing
Ground Power Magazine n°135 - 8/2005
Galileo publishing
Ground Power Magazine n°136 - 9/2005
Galileo publishing
Ground Power Magazine n°137 - 10/2005
Etai editeur
Char Leclerc
Histoire & collections
Raids Hors-série N° 3
Tankograd Leclerc Ground Power 135 Ground Power 136 Ground Power 137 Char Leclerc Raids HS n°1
Sites de reference:
www.chars-francais.net
www.ffsmc.com
olivier.carneau.free.fr

Page créé le 30 Mai 2006
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