La
peinture du Stug III
Ausf F/8 à Kharkov ...
La maquette est entièrement
peinte en "gris panzer" Tamiya
"German
Grey"
XF-63. Si on regarde
attentivement les photos authentiques de la plage avant des vehicules
de la Batterie
901, on peut remarquer
l’existence probable d’un camouflage
antérieur au badigeon hivernal, lequel d’ailleurs
est fort peu marqué. Le camouflage semble
constitué de larges bandes d’une couleur qui
contraste avec le "gris panzer" de base. Car on suppose que
c’est le gris qui domine encore à la fin 42,
à moins que l’école de
l’artillerie d’où - rappelons-le -
proviennent les pièces, n’ait
expérimenté le jaune sable, mais cette
hypothèse est assez peu crédible. Il semblerait
plutôt qu’il s’agisse d’un
reste de bariolage en vert sur fond gris (concordant avec
l’interprétation de J.
Restayn
dans son magistral "Kharkov"),
voire d’un bariolage en "jaune
africain",
emprunté aux peintures sable destinées au DAK
(on sait que certains jaunes ont été
détournés pour être
expérimentés en Russie durant
l’année 1942 ...)
Ceci étant, n’ayant pas
encore reçu la confirmation du livre de J.Restayn
(acheté ultérieurement) et, sans information plus
tangible sur les couleurs, nous avons ici concentré nos
efforts sur la réalisation du camouflage hivernal, en
négligeant le probable substrat gris barré de
vert. Si pour obtenir un gris uniforme bien
réparti, l’aérographe a
été employé en revanche,
c’est au pinceau-brosse très souple que la
maquette est ensuite entièrement barbouillée de
blanc. Pour un travail aisé, une teinte
blanche, diluable à l’eau, de la gamme Prince August
"Blanc
cassé"
n° 4 est
employée. Procédez en tapotant la couleur assez
diluée et, revenez plusieurs fois sur les
mêmes zones pour opacifier le centre des taches, les bords
irréguliers devant laisser transparaître le "gris panzer"
de base. D’ailleurs, ne cherchez pas à recouvrir
entièrement le gris mais, laissé
intactes beaucoup de plages grises, dans les recoins, autour des lignes
de structure, etc...
Avant de poursuivre, un mot sur les
décalques. Par chance, le kit Gunze
Sangyo
fournit (en exemplaire unique) l’insigne de la Sturmgeschütz-Lehr-Batterie
901, le fameux moulin
à vent, visible sur l'avant de l'automoteur,
côté gauche. On dispose aussi de deux croix de
nationalité à appliquer sur les caissons, et
d’une troisième pour
l’arrière. Ce sont les seules marques que semble
porter la dizaine d’engins commandés par Alfred Müller.
Les décalques sont appliqués avant
d’entreprendre le barbouillage blanc, car il faut laisser un
périmètre "gris panzer"
autour des marquages pour ne pas les noyer dans le blanc comme de
règle pour identification. Heureusement, le blanc du
pourtour des croix et surtout du moulin est d’un nuance qui
tranche bien sur celle du barbouillage.
Les zones destinées à
recevoir les décalques sont apprêtées
en vernis brillant Prince August
n°
193, qui s’applique
simplement au pinceau et sèche rapidement. La couche de
vernis brillant permet une adhérence
fusionnelle du decals de l'insigne sur un support bien lisse,
alors qu’une surface mate présente une
rugosité qui ne permet pas le même
résultat.
Après avoir passé une
seconde couche de vernis brillant afin de prendre le marquage en
sandwich, il reste à éliminer le fini brillant.
Pour cela le vernis mat Prince August
n°192
n’est pas conseillé : il donne un fini
satiné. L’idéal est de
pulvériser localement un peu de vernis mat Aeromaster
(marque américaine connue pour ses décalques
d’avions) ou à défaut, du vernis mate "2
Cote" de chez Humbrol.
Il faut bien le mélangé et ne pas trop
le dilué (l'application en
plusieurs fines couches est également conseillée).
L’avantage du vernis de chez Aeromaster
est qu’il se dilue à l’eau,
c’est un vernis acrylique qui procure facilement un fini mate
impeccable. Malheureusement, il a cessé
d’être diffusé suite aux
problèmes de la société Aeromaster
mais, il se peut qu’on le trouve encore sous une autre
étiquette. En effet, il était fabriqué
par la firme américaine Testors
qui elle, diffuse toujours ses produits. Dommage, ce produit
était vraiment exceptionnel...
La
finition du camouflage blanc en deux étapes.
D’abord, ombrer le tour des boulons et
toutes les lignes de structure en creux. Cela se fait avec un jus
noirâtre de peinture à l’huile,
composé de Noir de bougie
et d’Ombre naturelle
("Lamp
Black" et "Raw
Umber" de chez Winsor &
Newton
ou leurs équivalents chez Lefranc
& Bourgeois).
Ensuite toutes les arêtes sont
soulignées d’un trait au pinceau fin avec une
teinte gris bleu foncé, encore assez diluée, qui
rappelle le fond "gris panzer".
Elle est composée quant à elle à base
de Bleu
Indigo
mélangé à du noir, un noir plus
métallique comme le Noir
Bleuté ("Blue Black")
de Winsor
& Newton.
Peinture
des accessoires.
Les outils du lot de bord, fers et bois, et les
paquetages, sont peints aux peintures acryliques Prince August
pour plus de rapidité et, la facilité dans les
dégradés. Les bois sont
systématiquement veinés de petites lignes fines
en brun foncé, brun rouge, bien dilué. De petits
traits d’ocre clair, éventuellement jaunis et
blanchis, sont juxtaposés aux lignes foncées pour
un meilleur rendu visuel. Les fers, comme le seau, sont
traités en "Acier naturel"
n°178,
mélangé d’un peu de noir, puis les
arêtes sont reprises avec un mélange "Acier
naturel"
n°178 + "Argent"
n°171. Les
câbles reçoivent des traits argent obliques
très marqués, presque purs, quitte à
adoucir le contraste ensuite par un jus. Les ombres sont
ajoutées après séchage en peinture
à l’huile noire, Ombre
naturelle
et Terre
de sienne.
Peinture
des chenilles.
Les chenilles sont peintes à part. Il
faudra les manier avec précaution car leur assemblage reste
fragile lorsqu’elles ne reposent pas sur le train de
roulement. Elles sont recouvertes au pistolet d'une couche de "Track
Colour"
Humbrol 173, une sorte de
marron foncé un peu rougeâtre (simulant un aspect
rouillé). Ensuite,
les interstices entre les maillons sur la face interne et externe et
les dessins de structure, ont été
ombrés avec un mélange de peintures acryliques "brun foncé"
et noir.
L’aspect métallique est
ensuite rendu avec de la teinte "Aluminium"
Humbrol
56, auquel on ajoute de la
peinture à l’huile Noir
bleuté
et un peu de Terre de Sienne
et/ou d’Ombre
brûlée.
Ce mélange teinté a pour conséquence
de ralentir le séchage de la peinture Aluminium,
qu’on dilue au white spirit ou à la
térébenthine. Pour
l’application, procédez par brossage des
reliefs avec une brosse souple enduite de peinture à
l’extrémité et frottée
auparavant sur un essuie tout afin de ne pas empâter les
chenilles de couleur aluminium lors des tout premiers coups de pinceau (c'est le principe du "Dry
brush".)
Des éclaircies plus fortes sont ensuite
apportées en ajoutant un peu d’Argent Humbrol 11
dans le mélange, dont on frotte les reliefs les plus
saillants des patins et aussi les dents de guidage, mais
toujours seulement aux endroits éclairés
naturellement (vous pouvez vous
aider
d'une lampe pour ce faire.)
Finition
sur la casemate.
L’intérieur de la casemate a
été peint au préalable en Blanc mat
Humbrol.
Un premier effet de patine est donné par un lavis de "Blanc"
Prince
August n°1 cassé
avec un soupçon de gris, par exemple du "Gris
neutre". On accentue
l’apport de gris pour traiter les parties dans
l’ombre. On revient avec du blanc cassé
cette fois avec de l'Ocre jaune
et/ou de la couleur "Chair",
pour déposer un nuage très dilué au
milieu des zones les mieux éclairées. Ensuite,
finition à la peinture à l’huile,
à l'aide de petits traits d’Ombre naturelle
et d’Ombre
brûlée
dispersés au hasard, puis après un court repos,
étirés de haut en bas à la
brosse
sèche.
L’intérieur des
écoutilles est en "gris
panzer"
indemne de badigeon blanc, mais patiné à la
peinture à l’huile avec du noir pour les ombres et
de l’Indigo
et du Blanc
de titane frottés
au milieu des plaques.
De
la boue, encore de la boue !
Reste
les applications de boue pour la touche finale. Ce sont des pastels
secs, Ocre
jaune, Ocre rouge
et marron,
réduits en poudre en les frottant sur du papier de verre
à grain très fin. La poudre ainsi obtenue
est imprégnée d’alcool pour
lui conférer la consistance d’une peinture.
L’alcool en question est du détachant domestique
type Hexalcool
(éthanol à 95°). De l'essence F fait
egalement très bien l'affaire. Le mélange est
appliqué avec un pinceau un peu fatigué (inutile d'utiliser un
pinceau neuf, qui serait ainsi perdu pour toute autre utilisation plus
minutieuse).
L’alcool s’évapore rapidement et laisse
une belle trace colorée. Réalisez un
dégradé bien velouté en appliquant
d’abord la couleur la plus sombre puis, en recouvrant
celle-ci (partiellement) d’une teinte plus claire. Un rapide
dégradé à deux ou trois
étages suffit à produire un effet
plutôt de boue séchée, quoique
visuellement l’arrière-plan marron
foncé produise une légère impression
de mouillé. Un aspect plus franchement humide est possible
en ajoutant du médium acrylique brillant au
mélange pastels/alcool, ce qui n’a pas
été tenté ici.
Et
un peu de neige pour finir !
La neige imprimée dans les chenilles,
sur les extensions, ainsi que ses dépôts infimes
dispersés sur le char, sont obtenus en appliquant (au
pinceau) du bicarbonate
de soude sur des applications
localisées de vernis/médium acrylique brillant Liquitex
(ou
toutes autres marques.)
| Photo
01: De trois quarts avant, l'automoteur en impose avec les Winterketten. |
|
Photo
02: Très belle vue du chargement sur la plage arriere du Stug III. |
|
|
|
|
|
| Photo
03: Une belle vue de dessus du Stug
III qui n'attend plus que le
diorama. |
|
Photo
04: Notez la boue sur les flancs de la caisse. |
|
|
|
|
|
|
|
| Photo
05: L'aspect enneigé du Stug
III est très
réaliste. |
|
Photo
06: Notez le gris des trappes qui tranche sur le camouflage blanc. |
|
|
|
|
|
|
|
| Photo
07: La boue rend très bien. Notez le seau suspendu
à
l'arrière. |
|
|
|
|
|
|
| Ouvrages
de reference: |
|
Modelgraphix
Achtung Panzer n°5
|
|
Squadron
Signal
Sturmgeschütz III in action n°2014
|
Ampersand
Publishing
Sturmgeschütz at the Front |
 |
|
 |
 |
| Sites de référence: |
www.achtungpanzer.com
www.feldgrau.com |
Page
créée
le 20 septembre 2007