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stug 3 f8

Sturmgeschütz-Batterie 901 (Kharkov, hiver 1943)

7,5cm Sturmgeschütz 40 Ausführung F/8 (Sd Kfz 142/1)

GUNZE-SANGYO - réf: M8
Echelle 1:35

Peinture et photos Didier Cammoski
Texte par Didier Cammoski et Fabrice Donnaint
  Article issu du site de l'auteur Milirama entièrement repris et remis en forme. Ceci fut rendu possible grâce à la gentillesse de l'auteur, Didier Cammoski, qui m'a donné l'autorisation de le remanier et de le publier. Je tiens donc à remercier Didier chaudement.      

   Voici la deuxième partie du montage du Stug III Ausf F/8 qui concerne la mise en peinture et les finitions.  La maquette  sera ainsi prête  à rejoindre  le  diorama  avec les figurines traitées dans un autre article.

La peinture du Stug III Ausf F/8 à Kharkov ...
     
   La maquette est entièrement peinte en "gris panzer" Tamiya "German Grey" XF-63. Si on regarde attentivement les photos authentiques de la plage avant des vehicules de la Batterie 901, on peut remarquer l’existence probable d’un camouflage antérieur au badigeon hivernal, lequel d’ailleurs est fort peu marqué. Le camouflage semble constitué de larges bandes d’une couleur qui contraste avec le "gris panzer" de base. Car on suppose que c’est le gris qui domine encore à la fin 42, à moins que l’école de l’artillerie d’où - rappelons-le - proviennent les pièces, n’ait expérimenté le jaune sable, mais cette hypothèse est assez peu crédible. Il semblerait plutôt qu’il s’agisse d’un reste de bariolage en vert sur fond gris (concordant avec l’interprétation de J. Restayn dans son magistral "Kharkov"), voire d’un bariolage en "jaune africain", emprunté aux peintures sable destinées au DAK (on sait que certains jaunes ont été détournés pour être expérimentés en Russie durant l’année 1942 ...)
   
   Ceci étant, n’ayant pas encore reçu la confirmation du livre de J.Restayn (acheté ultérieurement) et, sans information plus tangible sur les couleurs, nous avons ici concentré nos efforts sur la réalisation du camouflage hivernal, en négligeant le probable substrat gris barré de vert. Si pour obtenir un gris uniforme bien réparti, l’aérographe a été employé en revanche, c’est au pinceau-brosse très souple que la maquette est ensuite entièrement barbouillée de blanc. Pour un travail aisé, une teinte blanche, diluable à l’eau, de la gamme Prince August "Blanc cassé" n° 4 est employée. Procédez en tapotant la couleur assez diluée et, revenez plusieurs fois sur les mêmes zones pour opacifier le centre des taches, les bords irréguliers devant laisser transparaître le "gris panzer" de base. D’ailleurs, ne cherchez pas à recouvrir entièrement le gris mais, laissé intactes beaucoup de plages grises, dans les recoins, autour des lignes de structure, etc...

   Avant de poursuivre, un mot sur les décalques. Par chance, le kit Gunze Sangyo fournit (en exemplaire unique) l’insigne de la Sturmgeschütz-Lehr-Batterie 901, le fameux moulin à vent, visible sur l'avant de l'automoteur, côté gauche. On dispose aussi de deux croix de nationalité à appliquer sur les caissons, et d’une troisième pour l’arrière. Ce sont les seules marques que semble porter la dizaine d’engins commandés par Alfred Müller. Les décalques sont appliqués avant d’entreprendre le barbouillage blanc, car il faut laisser un périmètre "gris panzer" autour des marquages pour ne pas les noyer dans le blanc comme de règle pour identification. Heureusement, le blanc du pourtour des croix et surtout du moulin est d’un nuance qui tranche bien sur celle du barbouillage.

   Les zones destinées à recevoir les décalques sont apprêtées en vernis brillant Prince August n° 193, qui s’applique simplement au pinceau et sèche rapidement. La couche de vernis brillant permet une adhérence fusionnelle du decals de l'insigne sur un support bien lisse, alors qu’une surface mate présente une rugosité qui ne permet pas le même résultat.
   Après avoir passé une seconde couche de vernis brillant afin de prendre le marquage en sandwich, il reste à éliminer le fini brillant. Pour cela le vernis mat Prince August n°192 n’est pas conseillé : il donne un fini satiné. L’idéal est de pulvériser localement un peu de vernis mat Aeromaster (marque américaine connue pour ses décalques d’avions) ou à défaut, du vernis mate "2 Cote" de chez Humbrol. Il faut bien le mélangé et ne pas trop le dilué (l'application en plusieurs fines couches est également conseillée).
   
   L’avantage du vernis de chez Aeromaster est qu’il se dilue à l’eau, c’est un vernis acrylique qui procure facilement un fini mate impeccable. Malheureusement, il a cessé d’être diffusé suite aux problèmes de la société Aeromaster mais, il se peut qu’on le trouve encore sous une autre étiquette. En effet, il était fabriqué par la firme américaine Testors qui elle, diffuse toujours ses produits. Dommage, ce produit était vraiment exceptionnel...

La finition du camouflage blanc en deux étapes.

   D’abord, ombrer le tour des boulons et toutes les lignes de structure en creux. Cela se fait avec un jus noirâtre de peinture à l’huile, composé de Noir de bougie et d’Ombre naturelle ("Lamp Black" et "Raw Umber" de chez Winsor & Newton ou leurs équivalents chez Lefranc & Bourgeois).

   Ensuite toutes les arêtes sont soulignées d’un trait au pinceau fin avec une teinte gris bleu foncé, encore assez diluée, qui rappelle le fond "gris panzer". Elle est composée quant à elle à base de Bleu Indigo mélangé à du noir, un noir plus métallique comme le Noir Bleuté ("Blue Black") de Winsor & Newton.

Peinture des accessoires.

   Les outils du lot de bord, fers et bois, et les paquetages, sont peints aux peintures acryliques Prince August pour plus de rapidité et, la facilité dans les dégradés. Les bois sont systématiquement veinés de petites lignes fines en brun foncé, brun rouge, bien dilué. De petits traits d’ocre clair, éventuellement jaunis et blanchis, sont juxtaposés aux lignes foncées pour un meilleur rendu visuel. Les fers, comme le seau, sont traités en "Acier naturel" n°178, mélangé d’un peu de noir, puis les arêtes sont reprises avec un mélange "Acier naturel" n°178 + "Argent" n°171. Les câbles reçoivent des traits argent obliques très marqués, presque purs, quitte à adoucir le contraste ensuite par un jus. Les ombres sont ajoutées après séchage en peinture à l’huile noire, Ombre naturelle et Terre de sienne.

Peinture des chenilles.

   Les chenilles sont peintes à part. Il faudra les manier avec précaution car leur assemblage reste fragile lorsqu’elles ne reposent pas sur le train de roulement. Elles sont recouvertes au pistolet d'une couche de "Track Colour" Humbrol 173, une sorte de marron foncé un peu rougeâtre (simulant un aspect rouillé). Ensuite, les interstices entre les maillons sur la face interne et externe et les dessins de structure, ont été ombrés avec un mélange de peintures acryliques "brun foncé" et noir.
   L’aspect métallique est ensuite rendu avec de la teinte "Aluminium" Humbrol 56, auquel on ajoute de la peinture à l’huile Noir bleuté et un peu de Terre de Sienne et/ou d’Ombre brûlée. Ce mélange teinté a pour conséquence de ralentir le séchage de la peinture Aluminium, qu’on dilue au white spirit ou à la térébenthine. Pour l’application, procédez par brossage des reliefs avec une brosse souple enduite de peinture à l’extrémité et frottée auparavant sur un essuie tout afin de ne pas empâter les chenilles de couleur aluminium lors des tout premiers coups de pinceau (c'est le principe du "Dry brush".)
   Des éclaircies plus fortes sont ensuite apportées en ajoutant un peu d’Argent Humbrol 11 dans le mélange, dont on frotte les reliefs les plus saillants des patins et aussi les dents de guidage, mais toujours seulement aux endroits éclairés naturellement (vous pouvez vous aider d'une lampe pour ce faire.)

Finition sur la casemate.

   L’intérieur de la casemate a été peint au préalable en Blanc mat Humbrol. Un premier effet de patine est donné par un lavis de "Blanc" Prince August n°1 cassé avec un soupçon de gris, par exemple du "Gris neutre". On accentue l’apport de gris pour traiter les parties dans l’ombre. On revient avec du blanc cassé cette fois avec de l'Ocre jaune et/ou de la couleur "Chair", pour déposer un nuage très dilué au milieu des zones les mieux éclairées. Ensuite, finition à la peinture à l’huile, à l'aide de petits traits d’Ombre naturelle et d’Ombre brûlée dispersés au hasard, puis après un court repos, étirés de haut en bas à la brosse sèche.

   L’intérieur des écoutilles est en "gris panzer" indemne de badigeon blanc, mais patiné à la peinture à l’huile avec du noir pour les ombres et de l’Indigo et du Blanc de titane frottés au milieu des plaques.

De la boue, encore de la boue !

   Reste les applications de boue pour la touche finale. Ce sont des pastels secs, Ocre jaune, Ocre rouge et marron, réduits en poudre en les frottant sur du papier de verre à grain très fin. La poudre ainsi obtenue est imprégnée d’alcool pour lui conférer la consistance d’une peinture. L’alcool en question est du détachant domestique type Hexalcool (éthanol à 95°). De l'essence F fait egalement très bien l'affaire. Le mélange est appliqué avec un pinceau un peu fatigué (inutile d'utiliser un pinceau neuf, qui serait ainsi perdu pour toute autre utilisation plus minutieuse). L’alcool s’évapore rapidement et laisse une belle trace colorée. Réalisez un dégradé bien velouté en appliquant d’abord la couleur la plus sombre puis, en recouvrant celle-ci (partiellement) d’une teinte plus claire. Un rapide dégradé à deux ou trois étages suffit à produire un effet plutôt de boue séchée, quoique visuellement l’arrière-plan marron foncé produise une légère impression de mouillé. Un aspect plus franchement humide est possible en ajoutant du médium acrylique brillant au mélange pastels/alcool, ce qui n’a pas été tenté ici.

Et un peu de neige pour finir !

   La neige imprimée dans les chenilles, sur les extensions, ainsi que ses dépôts infimes dispersés sur le char, sont obtenus en appliquant (au pinceau) du bicarbonate de soude sur des applications localisées de vernis/médium acrylique brillant Liquitex (ou toutes autres marques.)

Photo 01: De trois quarts avant, l'automoteur en impose avec les Winterketten. Photo 02: Très belle vue du chargement sur la plage arriere du Stug III.
Photo 02
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Photo 03: Une belle vue de dessus du Stug III qui n'attend plus que le diorama. Photo 04: Notez la boue sur les flancs de la caisse.
Photo 04
Photo 01
Photo 05: L'aspect enneigé du Stug III est très réaliste. Photo 06: Notez le gris des trappes qui tranche sur le camouflage blanc.
Photo 05
Photo 06
Photo 07: La boue rend très bien. Notez le seau suspendu à l'arrière.
Photo 07

Ouvrages de reference:
Modelgraphix
Achtung Panzer n°5
Squadron Signal
Sturmgeschütz III  in action n°2014
Ampersand Publishing
Sturmgeschütz at the Front
achtung panzer 5 Sqadron signal ampersand
Sites de référence:
www.achtungpanzer.com
www.feldgrau.com

Page créée le 20 septembre 2007

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